Attaché à la nature, l’artiste est évidemment soucieux de sa préservation et sensible à toutes formes d’agression qu’elle subit, victime de notre monde moderne. Crabes, poissons et poulpes manifestent leur dépit et les banderoles fleurissent. La terre est notre mère, elle nous nourrit, comment oublier qu’il nous faut la protéger ? Le message est simple.
C’est encore la nostalgie du paradis terrestre qui s’exprime ici, celle du jardin des délices, des terres fortunées où l’homme et la nature vivent en harmonie, voire en complémentarité.
Et quand on voit, dans bien des oeuvres, cette nature anthropomorphe, oute modelée d’organes humains – yeux, vulves, phallus, seins, bouches –, on comprend mieux que jamais l’oubli que nous manifestons de notre fusion avec le monde qui nous porte et la vanité, voire la bêtise, qui consiste à nous concevoir détachés, isolés en notre âme et notre corps, comme si nous nous trouvions sur des îlots pierreux et stériles.
Textes : Marc Nagels