On peut rester une demi-heure devant un tableau de Leb et toujours découvrir quelque chose de nouveau. Ses oeuvres racontent une histoire et s’offrent à la lecture. Le public, même le plus jeune, est particulièrement attentif à cette image qui parle, qui est tissée d’anecdotes et qui nous interroge sur l’actualité ou sur les grands thèmes humains.
La femme, la vie, la fête, la nature, les masques, la musique, la langue… nous connaissons une bonne partie des matériaux qui participent à ces récits graphiques. Mais il ne faut pas oublier que l’artiste est lui-même « lecteur », qu’il puise également son inspiration dans la poésie, dans la chanson, le conte, chez d’autres peintres et même parfois dans le cinéma, ainsi nous le montre ce très grand format où il fait dialoguer Avatar de Cameron avec La Guerre du Douanier Rousseau.
Leb nous offre une vision personnelle des textes de Léo Ferré ou de Georges Brassens. Dans l’atelier, le poste de radio tourne et, d’un coup, un mot tombe d’une chanson, fait aigrette dans l’esprit de l’artiste et se transforme en un motif qui s’agglomère à la peinture ou à la sculpture. Il en est de même pour les poésies de Baudelaire, Rimbaud et Verlaine dans lesquelles, avec une sensibilité qui lui est propre et qui est indéniable, Leb réussit à puiser émotion et force créatrice.
Textes : Marc Nagels