LEBPeintreSculpteur

La femme dans l'oeuvre

Peinture

La Femme aux Oiseaux - 1La Femme aux Oiseaux - 2La Dame au chapeauBaiser de femmes dans le vergerLes cousinesLa femme aux oiseaux - 3La marchande de fleursLa dame aux escargots

Sculpture

Flemm’en RoseDésir et TentationMandarine (Femme fleur)Cerise (Femme fleur)Les Amours d’un cul-de-jatte à Montmartre

Technique mixte

Les Marchandes d’EscargotsLa marchande de poissons endormieseparation

Au coeur de cette oeuvre, qui se nourrit aux forces premières de la vie et de ses plaisirs, on ne sera pas étonné de rencontrer la femme. Associée dans un même temps aux thèmes de l’amour et de la nature, elle prend les traits de l’innocence et du printemps perpétuel qui préexistent à la faute originelle.

Femme environnée d’oiseaux colorés, se prélassant dans une nature luxuriante, temple de beauté représentée dans un Jardin des plaisiers – sans les fausses notes choisies et inquiétantes des tableaux de Bosch –, l’Ève prend une place centrale chez Leb qui fait porter l’accent sur le doublet femme-fleur et le met en scène de diverses façons. Les forges vénériennes de son atelier donnent en effet naissance à des filles baignées dans un monde de pétales et de corolles (femmes-fleurs) ; quand elles ne font pas éclore, tout à l’inverse, des fleurs-femmes (voir La Marchande de fleurs, également les sculptures, Mandarine, Cerise) ou des fleurs assimilées à des organes féminins (voir Pensionnaires).

De fait, il n’y a pas de solution de continuité entre les formes et les incarnations, pas d’étanchéité entre les strates vivantes qui composent le monde harmonieux de Leb. Les femmes appartiennent à la nature qui les environne ; cette nature même pétrit leur corps, elle est leur substance, leur chair. Le bonheur des premiers jours vibre. C’est le bonheur simple de la coexistence avec la Création, en même temps que le bonheur d’être là dans l’acte de création.

Dès lors, les expressions de la chair ou de la pulpe, les postures, les jeux sur la carnation et les couleurs du monde participent à un même élan concentré sur une vision absolue de la genèse. Une frénésie orgiastique qui compose, rassemble, associe, mélange les corps, les couleurs, les détails. Au point qu’on peut se demander s’il est seulement possible de dénombrer les motifs qui composent une oeuvre telle La Femme aux oiseaux.

Nombre de toiles et de sculptures portent ainsi en elles le miroitement infini de la vie. Elles sont emplies d’un foisonnement qui n’a rien de malsain – rien de ce qu’une foule humaine ou un grouillement quelconque peut générer de malaise –, mais qui relève davantage d’une luxuriance et d’une force émanant de cette présence vitale.

Plénitude atteinte symboliquement par ce caméléon qui ne cherche pas dans son environnement une couleur à mimer afin de disparaître mais qui les cumule toutes, devenant non seulement l’antithèse bariolée et voyante de sa nature mais également, et d’une manière évidente, l’aboutissement extrême du camouflage.

Plénitude atteinte de fait, car si les compositions de Leb portent en elles le fourmillement de la vie, ne craignons pas de le dire, elles sont gravides, elles sont elles-mêmes femmes et odes à la création. L’artiste ne crée pas des oeuvres, il crée des femmes.

Textes : Marc Nagels


 

LEB - artiste peintre et sculpteur | 6, rue Berthe-Marcou - 53810 CHANGÉ | Tél. 02 43 56 97 02

Crédits/Copyright | Mentions légales | Plan du site | Aide à la navigation | Création de site internet